Synthèse de données scientifiques · Recherche sur la rhinoplastie

Tabac, nicotine et cicatrisation après une rhinoplastie

Une cohorte rétrospective de rhinoplastie n’a pas trouvé de différence statistiquement significative pour certains résultats entre groupes de fumeurs, mais elle ne prouve ni l’égalité des risques ni l’innocuité du tabac. Les données chirurgicales générales ne fixent pas une date d’arrêt individuelle.

Rédigé par Équipe Just Clinic Istanbul Publié le 13 sept. 2026 8 min de lecture

À retenir

Une cohorte rétrospective de rhinoplastie n’a pas trouvé de différence statistiquement significative pour certains résultats entre groupes de fumeurs, mais elle ne prouve ni l’égalité des risques ni l’innocuité du tabac. Les données chirurgicales générales ne fixent pas une date d’arrêt individuelle.

Le tabagisme et l’exposition à la nicotine méritent d’être abordés avant une rhinoplastie, mais les études ne donnent pas de réponse simple valable pour tous. Une étude rétrospective a examiné certains résultats après rhinoplastie ouverte dans la pratique d’un seul chirurgien ; les revues plus larges regroupent des données issues d’interventions variées et répondent à d’autres questions.

L’article sur la rhinoplastie décrit des effets proposés de la fumée de cigarette sur la vascularisation, l’apport en oxygène et les réponses inflammatoires. Une baisse de perfusion ou d’oxygénation pourrait influencer la cicatrisation ; ce sont des mécanismes proposés, pas des mesures ni des causes démontrées dans cette cohorte. On ne peut pas non plus supposer qu’ils s’appliquent de la même manière aux cigarettes, au vapotage, à la nicotine orale ou aux substituts nicotiniques (TSN). [1]

Tugertimur et ses collègues ont rétrospectivement examiné 1 884 rhinoplasties ouvertes réalisées par un seul chirurgien entre juillet 2014 et juin 2022, toutes sous anesthésie générale. Les interventions primaires et de reprise étaient incluses ; il fallait au moins 12 mois de suivi, avec une moyenne de 23,8 mois. L’étude comparait, selon l’exposition consignée, les reprises ouvertes ultérieures, les cellulites nécessitant des antibiotiques supplémentaires et certains problèmes de plaie. Cette étude décrit une pratique et ne peut établir une causalité. [1]

Le tabagisme actif désignait tout tabac inhalé — cigarettes, cigares ou vapotage — dans les quatre semaines précédant l’intervention et/ou poursuivi après celle-ci. Les anciens fumeurs avaient arrêté depuis plus de quatre semaines et ne comptaient pas reprendre ; les non-fumeurs n’avaient aucun antécédent de tabagisme. Le classement reposait sur les dossiers et les déclarations des patients ; l’intensité et la fréquence n’étaient pas fiables. Cigarettes et vapotage n’étaient pas analysés séparément ; nicotine orale, les TSN et les concentrations de nicotine n’étaient pas étudiés séparément. [1]

Les principaux critères étaient une nouvelle rhinoplastie ouverte et une cellulite traitée par cinq à sept jours supplémentaires d’antibiotiques après la prophylaxie habituelle. Les critères secondaires étaient une plaie ouverte, une plaie qui ne cicatrisait pas et une nécrose cutanée. Ces définitions ne couvrent pas toutes les infections ni tous les aspects de la cicatrisation, de l’apparence ou de la satisfaction. Le moment exact des événements n’était pas indiqué. L’article donne des nombres et des valeurs de p, mais pas d’intervalles de confiance pour ces taux. [1]

Rhinoplastie, image 13080 — Just Clinic Istanbul Rhinoplastie de révision, image 13094 — Just Clinic Istanbul

Au total, 62/1 884 patients (3,3 %) ont subi une nouvelle rhinoplastie ouverte : 3/80 fumeurs actifs (3,8 %), 1/39 anciens fumeurs (2,6 %) et 58/1 765 non-fumeurs (3,3 %) ; P=0,990. Ce sont des proportions de cette cohorte, pas une prévision personnelle. Une comparaison non significative ne prouve pas l’égalité des risques, notamment lorsque les groupes de fumeurs sont petits et qu’aucun intervalle de confiance n’est fourni. [1]

L’article comporte une incohérence de dénominateur : le résumé et les tableaux de résultats comptent 80 fumeurs actifs et 39 anciens fumeurs, tandis qu’une phrase des résultats donne 81 et 38 ; le tableau 1 concorde avec les tableaux de résultats (80/39). Certains totaux de sous-groupes sont également contradictoires. Les chiffres ci-dessus utilisent les dénominateurs cohérents des tableaux globaux ; les totaux de sous-groupes contestés ne sont pas considérés comme fiables. [1]

Trente-deux des 1 884 patients (1,7 %) ont reçu des antibiotiques supplémentaires pour une cellulite : 3/80 fumeurs actifs (3,8 %), 0/39 anciens fumeurs et 29/1 765 non-fumeurs (1,6 %) ; P=0,436. Les auteurs rapportent une résolution sans séquelle durable. Aucune plaie ouverte, plaie non cicatrisante ou nécrose cutanée n’a été enregistrée. L’absence d’événements observés ne signifie pas que le risque réel soit nul. [1]

Cette cohorte rétrospective d’un seul chirurgien comprenait peu de fumeurs actifs et anciens. La sélection, les déclarations des patients et les différences entre groupes peuvent influencer les résultats ; les reprises réalisées ailleurs ou après le suivi peuvent manquer. Les effets selon la dose, la résorption de greffons, les résultats esthétiques détaillés et la satisfaction n’étaient pas rapportés. Les résultats ne se généralisent pas nécessairement à d’autres techniques ou contextes. Une différence non significative ne prouve ni que fumer est sans danger ni que les risques sont identiques. [1]

Rhinoplastie et Hollywood Smile, image 13108 — Just Clinic Istanbul Rhinoplastie entre amies (2 personnes), formule tout compris, image 13122 — Just Clinic Istanbul

Une revue de 2025 portant sur 55 études dans diverses populations adultes opérées rapportait, par rapport à la poursuite du tabagisme, des risques relatifs pulmonaires de 0,73 (IC à 95 % : 0,60–0,89) après au moins deux semaines d’arrêt, 0,71 (0,61–0,82) après quatre semaines et 0,63 (0,41–0,95) après huit semaines. Avec au moins quatre semaines, les estimations étaient de 0,67 (0,47–0,94) pour les complications de plaie, 0,69 (0,63–0,76) pour les complications composites et 0,86 (0,77–0,97) pour la mortalité. Le résumé indiquait que l’arrêt à court terme n’avait pas d’effet significatif sur les infections du site opératoire ou les saignements. Un RR de 0,73 représente une estimation relative inférieure de 27 % dans le groupe ayant arrêté par rapport au groupe ayant continué, pas une réduction de 27 points de pourcentage ; l’IC à 95 % de 0,60–0,89 exprime l’incertitude statistique. Sans risque initial pertinent, il ne donne pas de bénéfice absolu individuel et ne constitue pas un seuil spécifique à la rhinoplastie. [2]

Une revue de 2023 évaluait le soutien à l’arrêt du tabac, pas la cicatrisation après rhinoplastie. Elle incluait 38 essais randomisés (7 310 participants) ; 26 essais (5 969 personnes) ont été méta-analysés. Les interventions augmentaient l’abstinence au moment de l’opération (RR 1,48 ; IC à 95 % : 1,20–1,83 ; nombre nécessaire à traiter [NNT] rapporté : 7) et à 12 mois (RR 1,62 ; 1,29–2,03 ; NNT 9). Dans les comparaisons d’interventions de la revue, un NNT de 7 ou 9 signifie qu’autant de personnes doivent recevoir le soutien pour obtenir une abstinence supplémentaire à ce moment ; cela ne signifie pas une complication nasale évitée. Les données étaient jugées de qualité modérée en raison de l’hétérogénéité et d’un risque élevé de biais. Ces chiffres concernent la réussite de l’arrêt, pas les complications nasales. [3]

Une revue antérieure associait six essais randomisés et 15 études observationnelles dans diverses interventions chirurgicales. Les essais randomisés estimaient une réduction relative de 41 % des complications postopératoires (IC à 95 % : 15–59 ; P=0,01) ; les essais autorisant au moins quatre semaines d’arrêt différaient des essais plus courts (P=0,04). Ces données générales ne définissent pas de date d’arrêt personnelle pour une rhinoplastie. [4]

La cohorte de rhinoplastie regroupait cigarettes, cigares et vapotage ; elle n’étudiait pas séparément les TSN. Elle ne permet pas de déterminer si leurs effets diffèrent ni de quantifier le rôle de la nicotine seule. Les revues générales sur l’arrêt ne comparent pas chaque produit dans le contexte de la rhinoplastie ; cette étude ne prouve pas qu’une exposition soit inoffensive. [1]

Informez le chirurgien et l’équipe d’anesthésie de toutes les cigarettes, cigares, pratiques de vapotage, tabacs oraux, sachets de nicotine, patchs, gommes et médicaments prescrits. Demandez comment leur protocole s’applique à chaque produit, quel soutien est disponible et comment coordonner un plan avec des TSN prescrits ou un autre traitement. Ces études ne déterminent ni une date d’arrêt personnelle ni un délai sûr ; convenez d’un plan avec votre équipe de soins.

Pour comparer les options, les tarifs de rhinoplastie en Turquie peuvent aider à demander ce que couvre une estimation : consultations, médicaments, suivi et prise en charge des complications. Vous pouvez consulter l’annuaire des forfaits de rhinoplastie, puis demander à l’équipe clinique responsable sa politique sur la nicotine, le soutien proposé et le suivi. Aucune de ces pages n’établit qu’une intervention ou un service d’arrêt est inclus. Just Clinic est une plateforme indépendante de marketing et de génération de prospects, et non un prestataire de soins ni un intermédiaire de tourisme médical. Avec votre consentement, les demandes peuvent être transmises à des partenaires de santé autorisés.

Le résumé de congrès de 2025 rapporte cette même cohorte de rhinoplastie et des résultats qui se recoupent. Il constitue une trace de publication de l’étude, pas une confirmation indépendante. [5]

  1. Tugertimur B, Datta S, Goote P, Morris M, Phelan A, Lucas A, Bernstein J, Hanna SA, Mattos D, Reish RG. “Evaluating the Safety of Rhinoplasty in Smokers.” Plastic and Reconstructive Surgery. En ligne le 28 mai 2025 ; 1 janv. 2026 ;157(1):43–52. DOI 10.1097/PRS.0000000000012226; PMID 40489744. Texte intégral.
  2. Tang E, Martinez Rodriguez R, Srivastava A, Malhan R, Laksono I, Yan E, Englesakis M, Wong J, Chung F. “Impact of short duration smoking cessation on post-operative complications: A systematic review and meta-analysis.” Journal of Clinical Anesthesia. En ligne le 20 août 2025 ; 2025 sept. ;106:111967. DOI 10.1016/j.jclinane.2025.111967; PMID 40840082 (résumé).
  3. Harrogate S, Barnes J, Thomas K, Isted A, Kunst G, Gupta S, Rudd S, Banerjee T, Hinchliffe RJ, Mouton R. “Peri-operative tobacco cessation interventions: a systematic review and meta-analysis.” Anaesthesia. En ligne le 1 sept. 2023 ; 2023 nov. ;78(11):1393–1408. DOI 10.1111/anae.16120; PMID 37656151; PMCID PMC10952322.
  4. Mills E, Eyawo O, Lockhart I, Kelly S, Wu P, Ebbert JO. “Smoking cessation reduces postoperative complications: a systematic review and meta-analysis.” The American Journal of Medicine. 2011 févr.;124(2):144–154.e8. DOI 10.1016/j.amjmed.2010.09.013; PMID 21295194.
  5. Tugertimur B, Datta S, Goote P, Morris M, Phelan A, Lucas A, Bernstein J, Hanna SA, Mattos D, Reish RG. “Evaluating the Safety of Rhinoplasty in Smokers.” Aesthetic Surgery Journal Open Forum. 13 mai 2025;7(Suppl 1):ojaf018.018. DOI 10.1093/asjof/ojaf018.018; PMCID PMC12069867. Même cohorte que la référence 1 ; pas une réplication indépendante.

L’étude sur la rhinoplastie prouve-t-elle que fumer est sans danger ? +

Non. Elle n’a pas trouvé de différence statistiquement significative pour certains résultats, mais les groupes de fumeurs étaient petits et aucun intervalle de confiance n’était rapporté. Cela ne prouve pas l’égalité des risques.

L’étude distinguait-elle cigarettes, vapotage et substituts nicotiniques ? +

Non. Elle regroupait cigarettes, cigares et vapotage et ne rapportait pas séparément la nicotine orale ou les TSN.

Les données chirurgicales générales fixent-elles une date d’arrêt sûre ? +

Non. Elles regroupent différentes interventions et ne déterminent ni une date d’arrêt individuelle ni un délai propre à la rhinoplastie. Discutez de vos produits et de votre plan avec l’équipe clinique.

Que dois-je déclarer ? +

Informez le chirurgien et l’équipe d’anesthésie de tous les produits du tabac et de nicotine : cigarettes, cigares, vapotage, sachets, patchs, gommes et médicaments prescrits.

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